
Le label « pour les outsiders » s’est tu pendant plus de trente ans. Brian Eno le rallume
Deux disques retirés de la circulation reviennent le 16 octobre — et sur l’un d’eux, Eno partage pour la première fois la pochette avec un coauteur.
Brian Eno
Brian Eno relance son propre label, Opal Records, resté silencieux pendant plus de trois décennies. Sortent d’abord deux de ses albums indisponibles depuis des années — tous deux le 16 octobre.
Le retour du label a été annoncé sur la boutique officielle d’Eno.
Eno a fondé Opal dès 1988 et lui a donné à l’époque une définition qui est restée la principale.
« C’est un label pour les outsiders », a dit Brian Eno à propos d’Opal dès 1988.
Deux disques disparus de la circulation
Le premier est Another Day on Earth, de 2005, le premier album de chansons d’Eno après une longue pause. Sa licence a expiré dès 2008 et, depuis, le disque ne s’achetait plus guère qu’au Japon. Il revient aujourd’hui avec un titre bonus et en vinyle coloré.
Le second est Drawn From Life, de 2001, réalisé avec l’Allemand J. Peter Schwalm. Ses droits se sont perdus dans les transferts entre sociétés, lorsque EMI passait de main en main. Pour la première fois, il paraît avec deux noms sur la pochette — Eno et Schwalm, comme cela s’est réellement passé.
Les deux enregistrements avaient été confiés à d’autres labels — Hannibal, Virgin, Astralwerks. Les droits sont désormais revenus à Opal, et c’est précisément par eux que commence la relance.
Pourquoi Eno parle d’un cadeau
Dans un court texte accompagnant les rééditions, Eno explique d’où viennent ces disques : tous deux sont nés dans une petite pièce sans fenêtre de l’ouest de Londres.
« Ces deux albums reviennent eux aussi comme des cadeaux venus du passé », écrit Brian Eno.
C’est là, dit-il, que dans les années quatre-vingt-dix il a repéré l’endroit où l’ambient et la chanson rythmée se croisent — un territoire qu’il explore encore. Les rééditions ne sont donc pas pour lui de la nostalgie, mais un retour à un sujet resté ouvert.
Les masters vinyle des rééditions ont été gravés à Abbey Road, la distribution étant assurée par The state51 Conspiracy. Chaque album sort en CD, en vinyle noir et coloré, et en numérique.
Nous avions raconté comment Music for Airports d’Eno a résonné dans un véritable aéroport de Manchester.









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