Sculpture d’un géant en bois se détachant sur le ciel
Événements
💬 0

Deux scènes, vingt-cinq DJ et pas un seul billet : à Wrocław, on joue trois jours d’affilée pour ce qui ne se voit sur personne

L’entrée est libre, et pourtant on y récolte de l’argent — reversé jusqu’au dernier zloty à une seule fondation. Aujourd’hui, troisième et dernier jour.

Photo : Wojtek Nowak / matériel de presse de la HUTA

Le géant de bois, signe reconnaissable de la HUTA de Wrocław

À la HUTA de Wrocław, « Gramy dla Głowy » se tient depuis vendredi : trois jours et deux nuits de musique électronique sur deux scènes, où l’on entre sans billet. Aujourd’hui, dernière journée, avec un point final à minuit pile.

L’initiative a été présentée par Muno, l’un de ses co-organisateurs.

Autour de l’opération se sont retrouvés ceux qui, d’ordinaire, se disputent le même public : quatre médias et collectifs polonais de la scène électronique — Muno, 4Clubbers, Shining Beats et Rave Girls Poland — se sont associés au lieu lui-même. L’organisateur officiel est l’Ośrodek Kultury i Sztuki we Wrocławiu, le centre de la culture et des arts de la ville ; le projet est cofinancé par le budget de la voïvodie de Basse-Silésie.

L’opération en bref
De quoi il s’agitGramy dla Głowy — trois jours de musique électronique au profit d’une fondation
HUTA, rue Grabiszyńska 241, Wrocław
Quanddu 4 au 6 septembre 2026
Combien d’artistesvingt-cinq sur deux scènes
Entréelibre, contribution volontaire
À qui va l’argentà la fondation Nie Widać Po Mnie

Une fondation dont le nom dit déjà tout

La partenaire de l’opération est la fondation Nie Widać Po Mnie, et le nom n’a rien d’un hasard : il signifie « ça ne se voit pas sur moi ». Elle travaille sur la santé mentale des jeunes Polonaises et Polonais, et c’est à elle que revient la totalité de la collecte.

Les fonds sont destinés au soutien et au travail de psychoéducation auprès des enfants et des adolescents : les aider à démêler leurs propres émotions et leur montrer que le difficile peut se dire. La collecte passe par deux canaux — une cagnotte en ligne sur siepomaga.pl et des « briques » vendues au stand de la fondation, sur place.

« L’entrée est libre : tu mets ce que tu veux et ce que tu peux. La totalité des recettes de l’opération sera reversée à la fondation Nie Widać Po Mnie », ont écrit les Rave Girls Poland.

Sur trois jours, l’affiche aligne vingt-cinq noms sur deux scènes. La POLANKA, en plein air, tourne à la lumière du jour ; la partie nocturne, elle, déménage dans la Hala Filtry : vendredi, 1001010010 et Hekato y ont joué, avant que dlaczego.tak et MORDEAUX ne referment la nuit sur un set de trois heures, jusqu’à cinq heures du matin.

Samedi a été la journée la plus dense : Bit Much — c’est-à-dire I hug speakers et Jules en back to back — a ouvert la soirée, MIHVU et daisy cutter ont enchaîné deux heures et demie, et après minuit les platines sont passées à Ravetoszyn, Pan JJ, CHLOPISKO et Orlewicz.

Ce qu’il reste pour aujourd’hui

Dimanche commence plus tôt que les jours précédents — à trois heures de l’après-midi. Suivent Maro, Myzra, tokami, Michał Macewicz et Hedonist, et le set de clôture de tout le week-end revient à kEczuP : de onze heures à minuit, pile.

La HUTA elle-même est une ancienne friche industrielle de la rue Grabiszyńska que Wrocław a transformée en lieu culturel ; on la reconnaît à son géant de bois fait de chutes de chantier, assis au-dessus de l’entrée. Cette saison, la Hala Filtry y a été couverte pour la première fois — c’est la seule raison pour laquelle la partie nocturne du programme a pu exister.

Il faut dire à part ce qui ne s’y trouve pas. Ce n’est pas un colloque sur le burn-out, avec conférences et tables rondes : au programme, de la musique, le stand de la fondation et la conversation avec celles et ceux qui le tiennent. Le reste tient au seul fait que vingt-cinq artistes ont accepté de jouer gratuitement.

Nous avons écrit précédemment comment la culture club cesse d’être une affaire de jeunes.

Commentaires

Chargement…

Jump Into The Music
ONE//FM